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Transition vers le nouveau système de retraite : les droits acquis dans l’actuel seront convertis en fin de carrière

C’est une promesse maintes fois répétée par le gouvernement : 100 % des droits acquis dans l’actuel système de retraite seront conservés dans le futur régime universel. Restait à savoir comment. Jeudi 13 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, après une réunion avec les partenaires sociaux à Matignon, que son gouvernement avait souhaité aller « plus loin » en la matière que ce que proposait le rapport Delevoye, avec un mécanisme « plus respectueux de la réalité des carrières de ceux qui entreront dans le système universel ».

Pour les générations amenées à travailler dans l’actuel puis le nouveau système, c’est-à-dire nées entre 1975 et 2003, une « clause à l’italienne » s’appliquera dans le public comme dans le privé, sur le modèle de ce qui a déjà été consenti, à la suite du mouvement social de décembre, aux agents de la RATP et de la SNCF.

Le principe ? Les droits acquis dans le système actuel ne seront calculés qu’au moment où l’assuré liquidera sa retraite, au prorata de sa première partie de carrière. Et ce, afin de prendre en compte pour ces générations l’ensemble de la carrière réelle. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Retraites : l’exécutif tergiverse sur la pénibilité Concrètement, ce choix reviendra, au moment où l’assuré cessera de travailler, à calculer ses droits acquis dans le système actuel en se basant sur ses six derniers mois de traitement s’il est fonctionnaire, ou ses vingt-cinq meilleures années s’il est salarié du privé.

L’autre partie de sa pension sera déterminée selon les règles du nouveau régime universel – chacune étant ramenée au nombre d’années passées dans l’un et l’autre. De quoi satisfaire les syndicats. « Calcul favorable » Pour Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA, qui en avait fait une « revendication majeure », c’est « très positif ».

Pour lui, ce « calcul favorable » va « tranquilliser presque une quinzaine de générations supplémentaires » et permettre une transition « très en douceur » vers le système voulu par Emmanuel Macron. « C’est quelque chose que l’on a arraché, se félicite aussi Frédéric Sève de la CFDT. C’est relativement lisible pour tout le monde même si c’est techniquement un peu compliqué.

Cela suppose de garder les 42 régimes de retraite existants encore très longtemps en fonctionnement. » La CGT, elle, est moins optimiste. « Les générations qui seront à cheval entre les deux régimes ne savent toujours pas comment sera calculée leur retraite », a-t-elle déploré dans un communiqué. .

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