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Agnès Buzyn entre en scène à Paris

Dans une campagne d’une complexité rare, l’affaire Benjamin Griveaux agit comme un ultime mouvement de chamboule-tout. À un petit mois du premier tour des élections municipales, le camp présidentiel était en ébullition depuis vendredi 14 février, et le retrait brutal du candidat à la suite de la diffusion de vidéos à caractère sexuel.

→ À LIRE. Élections municipales 2020 : dates, modes de scrutin… toutes les infosÀ la suite des réunions de crise qui se sont enchaînées au siège du parti durant tout le week-end, c’est finalement la ministre de la santé Agnès Buzyn qui a été désignée candidate à la mairie de Paris. Plusieurs autres candidats potentiels avaient auparavant décliné : Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer, deux piliers du gouvernement, le numéro 1 de LREM Stanislas Guérini ou encore la maire du IXe arrondissement Delphine Bürkli (ex-LR).

Une personnalité reconnue« Vu la situation explosive dans l’hôpital public, le risque serait de jouer avec le feu en envoyant Agnès Buzyn », avertissait vendredi 14 février le politologue au CNRS, Bruno Cautrès. En ajoutant le coronavirus, dont le premier mort sur le sol français a été déclaré ce week-end et la réforme des retraites, en séance à l’Assemblée lundi 17 février, c’est peu dire que l’agenda de l’ex ministre était particulièrement chargé.

Dimanche 16 février, le nom du député LREM de l’Isère Olivier Véran circulait pour la remplacer au gouvernement – il est actuellement rapporteur du projet de loi organique sur les retraites.Avec Agnès Buzyn, LREM fait le choix d’une personnalité reconnue, peut être susceptible de relancer leur campagne, à quelques jours de la date butoir de dépôt des listes, prévue le 27 février.

Jugée consensuelle, voire populaire, Agnès Buzyn incarne aussi une figure sociale, dans un gouvernement surtout pourvu en personnalités politiques issues de la droite. Sa candidature était souhaitée par de nombreux cadres du parti, entre autres dans l’espoir de rapprocher enfin les deux camps LREM divisés dans la capitale.

Car si au départ le terrain parisien s’annonçait très favorable au parti présidentiel, la campagne s’est progressivement muée en casse-tête, avec la dissidence du mathématicien Cédric Villani. En tête dans les intentions de vote à 32 % selon un sondage de l’Ifop du printemps 2018, Benjamin Griveaux était peu à peu tombé à 15 % et en troisième position derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati, avec l’éclatement de l’offre politique parisienne.

Un temps envisagée, l’éventualité de ranger tout le monde derrière Cédric Villani à la suite du retrait de Benjamin Griveaux, s’est très vite avérée peu probable. Il était en effet difficile de rassembler deux équipes dont les listes ont déjà été bouclées, et qui n’ont eu de cesse de s’éloigner sur le fond.

. Contre la stratégie menée au centre droit par Benjamin Griveaux, Cédric Villani a investi le centre gauche, notamment grâce à l’élaboration d’un accord d’entre deux tours avec.....


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