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Piotr Pavlenski, le Russe qui inquiète les politiques français

Il est l’homme par qui le scandale est arrivé : Piotr Pavlenski, activiste russe né à Saint-Pétersbourg un jour d’hiver, le 8 mars 1984. Son visage émacié, joues creuses et regard dur, a inondé les médias, jeudi 13 février, alors qu’il revendiquait la diffusion de la vidéo intime, qui a mené Benjamin Griveaux à renoncer à sa candidature aux municipales à Paris.

→ ANALYSE. Ce que révèle l’affaire GriveauxDeux jours plus tard, le 15 février, Piotr Pavlenski est placé en garde à vue. D’abord interpellé pour des faits de violence commis le soir du 31 décembre 2019 à Paris, il est finalement entendu pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel », Benjamin Griveaux ayant déposé plainte contre X.

La compagne de Piotr Pavlenski, placée en garde à vue le même jour, serait, d’après Le Parisien, la destinataire des vidéos envoyées par le député LREM.Automutilation et incendies volontairesHabitué des « performances » choquantes, Piotr Pavlenski se réclame de l’anarchisme. Moins artiste qu’activiste, il utilise la provocation dans des buts toujours politiques.

Lauréat du prix Vaclav Havel, de la « dissidence créative », il est considéré comme un opposant au régime russe. En 2012, en soutien au groupe Pussy Riot, dont les membres avaient été arrêtées pour une chanson anti-Poutine, déclamée dans une cathédrale moscovite, Piotr Pavlenski se coud les lèvres et déambule sous les flashs des photographes.

L’année suivante, il s’enroule nu dans des barbelés « contre les lois liberticides », et se cloue les testicules aux pavés de la place Rouge, à Moscou, pour dénoncer « l’apathie » et « l’indifférence » de la société russe. Lors d’une autre démonstration, l’activiste se coupe un lobe d’oreille, alors qu’il est assis nu sur le mur d’enceinte d’un institut psychiatrique où des dissidents ont autrefois été internés.

Il ne sera condamné qu’une fois par la justice russe, pour « dégradation de bien culturel ». En 2015 en effet, il met le feu aux portes de l’ancien siège du FSB, la Loubianka. Toutefois, il n’écopera que d’une amende - mais après sept mois de prison en préventive.Piotr Pavlenski se voit ensuite accusé d’agression sexuelle sur une jeune comédienne russe.

Il choisit de fuir, accompagné de son ex-femme et de ses deux petites filles, jusqu’en France, sans cesser de dénoncer un coup monté. Il obtient le statut de réfugié politique en mai 2017.Une opposition ferme à Emmanuel MacronDepuis, il se considère comme « Français et Parisien », exportant son « art politique » dans l’Hexagone.

Il est notamment condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir mis le feu à une succursale de la Banque de France, place de la Bastille, en octobre 2017. Le Russe passera onze mois au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.Désormais, son site, « pornopolitique », qui a hébergé la vidéo de Benjamin Griveaux - supprimé depuis -, serait son.

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