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Cédric Dugardin reprend les rênes de Presstalis" title="Cédric Dugardin reprend les rênes de Presstalis

Une présidence qui ressemble à une parenthèse. Cinq petits mois à peine après sa nomination à la tête de Presstalis, en lieu et place de  Michèle Benbunan, partie prendre la direction générale d'Editis (Vivendi), Dominique Bernard cède sa place à Cédric Dugardin.Avec, pour l'éphémère PDG du groupe d'ameublement Conforama entre avril et septembre 2019, spécialisé dans le « management de transition », une feuille de route sensiblement identique à celle de son prédécesseur : mener à bien le redressement du principal distributeur français de journaux et de magazines,  qui avait déjà bénéficié d'un plan de sauvetage il y a deux ans .

Plan drastiqueComme l'a révélé « La Lettre A », Dominique Bernard avait pour mission de préparer en urgence un plan de sauvetage pour Presstalis, qui fut présenté le 6 février dernier. Drastique, ce plan préparé en urgence avec l'aide du cabinet Eight Advisory, prévoyait la suppression de 728 postes, notamment dans les centres de distribution régionaux, Presstalis passant ainsi de 905 à 177 salariés au total.

Le but était de permettre au groupe de retrouver un équilibre financier. Mais le plan n'a été approuvé ni par les magazines, ni par les quotidiens. A partir de là, le sort de Dominique Bernard était scellé et il a remis sa démission sur-le-champ. Confiance « unanime » du conseil d'administrationDimanche, Frédéric Cassegrain, président de la Coopérative des magazines et Louis-Dreyfus, président de la Coopérative des quotidiens - toutes deux gestionnaires de Presstalis- ont annoncé la nomination du nouveau dirigeant soulignant que Dominique Bernard bénéficie de la confiance « unanime » du conseil d'administration de l'ex-NMPP.

Il aura pour mission de « tout mettre en oeuvre pour assurer la continuité de la distribution de la presse. »Nouvelle restructuration en vueLa situation est loin d'être résolue Presstalis doit de nouveau se restructurer et risque de devoir réduire encore ses effectifs, a déclaré le ministre de la Culture Franck Riester.

Déjà, le plan de redressement de 2018, auquel l'Etat a contribué via un prêt de 90 millions d'euros sur cinq ans, a conduit à la suppression de 230 postes, soit le quart des effectifs. Mais le groupe se retrouve de nouveau en difficultés depuis la fin 2019, du fait notamment de la baisse continue des ventes en kiosques.

Au point que l'Arcep, gendarme des télécoms et nouveau régulateur de la distribution de la presse, a dû bloquer pendant six mois les demandes de journaux souhaitant quitter la messagerie, afin d'éviter une hémorragie financière. Véronique RicheboisVotre journal de référence pour bien démarrer 2020Depuis plus de 110 ans, la rédaction des Echos a développé une expertise unique dans la couverture de l’actualité.

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