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8 17.02.2020 01:32:58 01:32

Sur le terrain, les marcheurs parisiens tentent de poursuivre la campagne normalement

L’investiture d’Agnès Buzyn comme candidate à la Mairie de Paris n’est encore qu’une simple option, quand, en cette fin de semaine, dimanche 16 février, les premiers marcheurs investissent le marché Convention dans le 15e arrondissement ou la rue de Levis dans le 17e munis de tracts et de sacs en coton.

Comme chaque week-end, depuis le début de la campagne municipale, les militants parisiens de la République en Marche (LRM) sont sur le pont et s’apprêtent à aller à la rencontre des électeurs aux quatre coins de la capitale. Comme chaque week-end. Ou presque… Deux jours plus tôt, le vendredi 14 février, leur candidat, Benjamin Griveaux, investi en juillet 2019, jette l’éponge suite à la diffusion sur internet de vidéos intimes lui étant attribuées.

Un renoncement qui plonge son parti dans une crise inattendue : à un mois du premier tour du scrutin municipal, La République en Marche n’a désormais plus de candidat officiel pour mener campagne dans la capitale. Plus de tête d’affiche donc, « mais la campagne doit continuer » affirment, en chœur, les différentes têtes de listes « Paris Ensemble ».

« On ne change strictement rien à ce que nous avions prévu, assure la chef de file du 15e arrondissement Catherine Ibled en sortant de la réunion de crise, boulevard du Montparnasse. Ce soir, nous nous retrouverons, comme tous les vendredis entre colistiers pour organiser les différentes actions du week-end ».

« Ils ont du courage » Dimanche matin, dans de nombreux arrondissements les militants sont effectivement, comme d’habitude, présents sur le terrain, repartis en petits groupes sur les marchés ou autour des stations de métro. « Honnêtement, on n’avait pas d’autre choix que de rester mobilisés estime une colistière du 15e.

On doit montrer que malgré cette épreuve difficile, nous sommes toujours là et plus motivés que jamais ». « D’autant qu’en réalité, à part notre candidat rien ne change. Notre programme reste le même, on ne doit donc pas perdre de temps pour le faire connaître aux Parisiens », surenchérit un autre. « Ils ont du courage » reconnaît Lydia Guirous, candidate auprès du maire sortant de droite Philippe Goujon dans le 15e arrondissement.

Dans certains quartiers pourtant, les marcheurs semblent manquer à l’appel. « Tiens, on n’a pas vu les macronistes ce matin », remarque un membre du mouvement « Parisiennes, Parisiens » de Gaspard Gantzer, sur le marché du samedi boulevard Edgard Quinet dans le 14e. « On a décidé de se laisser une journée par décence pour les militants explique Eric Azière, tête de liste du 14e arrondissement.

Même son de cloche du côté du 8e arrondissement : « Nous avons voulu souffler une journée car cette histoire a été un vrai traumatisme pour nous tous, développe la chef de file Sophie Segond. Mais maintenant on est d’autant plus soudés. Le capitaine est peut-être parti, mais l’équipage est toujours là, et le bateau n’a pas coulé ».

. Une mobilisation quasi.....


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