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18 17.02.2020 14:09:16 14:09

De la PMA pour toutes à une crise hospitalière sans précédent, le bilan d’Agnès Buzyn

En deux ans et huit mois, avenue de Ségur, Agnès Buzyn n’a pas chômé. Dans un calendrier très resserré, la ministre des solidarités et de la santé, qui a démissionné de son poste dimanche 16 février, a dû à la fois mettre en œuvre plusieurs promesses-phares d’Emmanuel Macron et faire face à des crises majeures, comme dans le secteur du grand âge ou à l’hôpital public.

Si elle a échoué à infléchir les politiques en matière de consommation d’alcool, le nom d’Agnès Buzyn restera associé à plusieurs mesures emblématiques de santé publique, comme le passage de trois à onze vaccins obligatoires, le déremboursement progressif de l’homéopathie ou le passage du paquet de cigarettes à 10 euros.

Elle restera également comme la ministre qui aura dû faire face à une crise hospitalière sans précédent, conséquence d’années de restrictions budgétaires. « A son arrivée, elle a représenté un espoir parce qu’elle partageait notre constat d’un hôpital à bout de souffle, témoigne André Grimaldi, le président du Collectif Inter-Hôpitaux.

Mais au final, elle a été une ministre faible, qui a plié devant Darmanin [ministre de l’action et des comptes publics]. Ce qu’elle a fait sur l’hôpital est un vrai échec. » « Le retour du dialogue » Hématologue de renom, se disant profondément attachée à l’hôpital public, dont elle est issue, Agnès Buzyn n’a eu pour sa part de cesse de vanter l’ampleur de l’aide apportée à ce « trésor national », qu’elle souhaitait « réenchanter », avec notamment l’octroi de primes pour certaines catégories de soignants et la reprise par l’Etat d’un tiers de la dette des établissements publics de santé.

Lire aussi : A Paris, Agnès Buzyn chargée de « renverser la table » après l’abandon de Benjamin Griveaux Chez les médecins libéraux, fâchés avec sa prédécesseure Marisol Touraine, le ton est plus amène. « Qu’elle quitte le ministère n’est pas une bonne nouvelle pour nous », estime Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, le premier syndicat de médecins libéraux, qui salue « le retour du dialogue » permis par Mme Buzyn.

Parmi les principales mesures prises depuis 2017 : la création d’assistants médicaux, afin de dégager du temps médical aux médecins et la mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé, pour mieux organiser la médecine de ville. Tout en lui dressant un « satisfecit », Jacques Battistoni, le président de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, estime qu’Agnès Buzyn « part au milieu du gué », alors que d’importantes annonces sur les modalités du futur système d’accès aux soins étaient attendues ces jours-ci.

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