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Quand Agnès Buzyn « ne pouvait pas » être candidate aux municipales

Une « petite phrase » se retient vite, se détourne, se propage de réseau en réseau et se retourne contre la personne qui en est à l’origine. Parfois à tort, car les propos réellement tenus sont moins caricaturaux. Le but de ce format est de rendre compte, factuellement, du contexte dans lequel ils ont été prononcés.

La « petite phrase » Agnès Buzyn était l’invitée de France Inter vendredi 14 février. « Je ne pourrai pas être candidate aux municipales », a-t-elle assuré, évoquant un « agenda très chargé » auquel s’est rajoutée « la crise du coronavirus ». Mais, dimanche 16 février, c’est la ministre de la santé et des solidarités qui a finalement été désignée candidate de La République en marche (LRM) à la Mairie de Paris.

Elle remplace ainsi Benjamin Griveaux, qui a renoncé après la diffusion de vidéos intimes. Dans ce contexte, les déclarations d’Agnès Buzyn sur France Inter, deux jours plus tôt, ont rapidement fait les choux gras de ses opposants. « Girouette, pirouette, cacahuète ! », ironise ainsi l’eurodéputé Rassemblement national (RN) Gilbert Collard sur Facebook ; Anne-Sophie Frigout, vice-présidente de Debout la France (DLF), juge, quant à elle, la ministre de la santé « irresponsable ».



Capture d’écran d’un photomontage réalisée par une membre de Debout la France sur Facebook dénonçant le revirement d’Agnès Buzyn. Facebook.com / Anne-Sophie Frigout LE CONTEXTE Les propos d’Agnès Buzyn sur France Inter méritent d’être remis dans le contexte du vendredi 14 février.

La ministre était présente à la radio à 8 h 20. A ce moment précis, Benjamin Griveaux est toujours officiellement candidat à la Mairie de Paris (l’annonce de son retrait est intervenue à 9 heures environ). Le journaliste Ali Baddou l’interroge sur la situation du candidat LRM, en mauvaise posture à cause de la diffusion de vidéos intimes : « Qu’est-ce que ça vous inspire ? » La ministre répond n’avoir « pas de commentaire à faire » à ce sujet.

« Vous serez candidate aux municipales ? », lui demande alors le journaliste de France Inter. La réponse de l’intéressée est la suivante : « Je ne pourrai pas être candidate aux municipales. (…) J’avais déjà un agenda très chargé, vous l’avez dit vous-même. J’ai beaucoup de réformes aujourd’hui dans le ministère, et s’est rajouté un surcroît de travail inattendu, malheureusement, qui est cette crise du coronavirus qui aujourd’hui m’occupe énormément.

Et donc j’avais dit à Benjamin Griveaux, malgré mon soutien, que je ne pourrai pas m’engager auprès de lui. » L’hypothèse d’une candidature d’Agnès Buzyn aux municipales à Paris en soutien à Benjamin Griveaux avait en effet été évoquée à plusieurs reprises ces derniers mois. La ministre y avait finalement renoncé, selon elle, en raison de son agenda, comme elle l’affirmait déjà sur RTL le 26 janvier : « J’ai envie de rejoindre la campagne de Benjamin Griveaux [mais] je préfère être concentrée.

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