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Paris va subventionner les agriculteurs pour améliorer la qualité de l’eau du robinet

C’est une première en France. La Ville de Paris s’apprête à verser des aides aux agriculteurs qui exploitent des terres situées dans ses zones de captage d’eau et font un effort en matière d’environnement, par exemple en utilisant moins de pesticides. Objectif : améliorer la qualité de l’eau du robinet qui, dans la capitale, provient pour moitié de sources souterraines.

Le projet a été validé le 13 janvier par la Commission européenne. « Si on peut agir pour que l’eau soit plus pure dès le départ, c’est mieux que d’avoir à la traiter ensuite, non ? », plaide Célia Blauel. L’adjointe écologiste qui préside la régie municipale Eau de Paris est très fière du lancement de ce dispositif, qui tombe politiquement à point, à un mois des élections municipales.

Dernière action notable de la maire Anne Hidalgo durant ce mandat, cette création est en phase avec ses nouvelles promesses d’agir pour une alimentation de qualité. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Anne Hidalgo veut surfer sur le succès d’Eau de Paris Le projet ne date pas d’hier.

Depuis des années, la Ville de Paris essaie d’accompagner les agriculteurs de ses aires de captage qui se convertissent au bio ou réduisent les volumes d’engrais et de pesticides. Pas de subventions directes, mais la mairie propose l’appui de ses agronomes et de ses experts, notamment pour monter les demandes d’aides européennes dans le cadre de la politique agricole commune.

« Le problème, c’est que ces aides européennes ne sont pas pérennes, et qu’on a commencé depuis trois ans à perdre des agriculteurs initialement engagés dans la démarche », explique Célia Blauel. La présidente d’Eau de Paris suggère alors que la régie distribue elle-même des subventions. Ses équipes la rabrouent : « Calme-toi, ce n’est juridiquement pas possible ! » Des contrats pour ceux qui s’engagent à passer au bio De fait, il a fallu près d’un an d’instruction pour que la Commission de Bruxelles donne son feu vert au dispositif, conçu dans une logique innovante de paiement pour « services environnementaux ».

Aujourd’hui, la maire adjointe estime que cette première française pourrait servir d’exemple. « D’autres collectivités sont intéressées », assure-t-elle. Concrètement, le système prévoit de conclure avec les agriculteurs des contrats de six à sept ans, « une durée suffisamment longue pour installer des changements durables ».

Ils pourront recevoir des fonds s’ils s’engagent à passer au bio, à limiter l’usage des engrais et des pesticides, ou encore à développer les prairies, considérées comme un meilleur filtre pour l’eau que les champs de blé, de maïs, etc. Un cultivateur de blé qui se convertit au bio pourra par exemple obtenir 450 euros par an et par hectare les cinq premières années, 220 euros les deux années suivantes.

. Les agriculteurs ne toucheront toutefois toute la rémunération prévue que si un objectif chiffré de concentration en nitrates dans l’eau.....


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