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6 27.02.2020 23:14:21 23:14

Dopage : la Russie devant le Tribunal arbitral du sport à huis clos, pas avant le mois de mai

La Russie plaidera sa cause portes closes. L’audience du Tribunal arbitral du sport (TAS) consacrée à la radiation de la Russie des compétitions sportives ne se tiendra pas en public, contrairement au vœu de l’Agence mondiale antidopage (AMA), a annoncé le TAS jeudi 27 février. Plusieurs parties liées à l’affaire ont réclamé que les débats ne soient pas publics, comme c’est le cas pour la quasi-totalité des audiences.

Elle n’aura pas lieu avant au mieux la fin avril. « Jusqu’à fin avril, les parties vont échanger les mémoires écrits et déposer leurs moyens de preuves, explique au Monde le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb. L’objectif reste d’avoir une décision avant les Jeux olympiques de Tokyo [du 24 juillet au 9 août], et pas juste avant.

La question importante, c’est que l’on puisse régler la sélection des équipes olympiques en amont. » Et bien d’autres modalités d’importance, dans le cas où le TAS donnerait droit à la demande de l’Agence mondiale antidopage d’exclure la Russie des prochains JO : mode de sélection des athlètes russes, nom et tenue de la délégation russe « neutre ».

Au nom de l’intérêt public Le 9 décembre, l’AMA a en effet décidé de frapper la Russie d’une sanction de non-conformité, et de l’interdire de participer pour quatre ans aux principaux événements internationaux, notamment les Jeux olympiques 2020 (Tokyo) et 2022 (Pékin) et la Coupe du monde de football 2022, au Qatar.

Lire aussi Dopage : quatre ans à la lisière du sport mondial pour la Russie, ses athlètes protégés Les sanctions prévoient que seuls des sportifs russes triés sur le volet pourront participer aux compétitions, mais sous drapeau neutre et sans que l’hymne national ne soit joué.

La Russie serait également interdite d’organiser des compétitions majeures. Des sanctions particulièrement lourdes, infligées par l’AMA qui a estimé que la Russie avait « manipulé » les données du laboratoire antidopage de Moscou lui ayant été transmises en début d’année. Un énième rebondissement dans un scandale qui a démarré avec la révélation en 2015 d’un dopage institutionnel pratiqué depuis 2011 et impliquant hauts fonctionnaires, agents secrets et fioles d’urine trafiquées.

« Les Russes font tout pour retarder la procédure au-delà de Tokyo. Les arbitres ont fixé un calendrier de procédure, ce qui est très rare. » (Une source rompue aux arbitrages en droit du sport) L’AMA avait demandé la publicité de l’audience au nom de l’intérêt public, mais plusieurs parties liées à l’affaire s’y sont opposées.

D’après le secrétaire général du TAS, cette opposition ne venait pas de Rusada, principale partie côté russe. « Ce n’est pas un élément majeur car la discussion sera assez technique, dit Matthieu Reeb. La masse de documents est gigantesque, c’est un travail colossal qui ne se résume pas à savoir si les Russes ont triché ou non.

. Il n’est pas sûr que la publicité de l’audience aurait servi l’affaire......


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