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Coronavirus : l’obligation de résultat de l’Union européenne

Les Européens sont-ils capables de se serrer les coudes alors que le vieux continent est devenu l’épicentre du Covid19 ? Tout reste à démontrer, alors que les 27 doivent s’accorder, jeudi 26 mars, sur la réponse à adopter à l’échelle communautaire.

→ EXPLICATION. Coronavirus : d’où viennent les milliards annoncés pour soutenir l’économiePas question pour ce sommet de se rejoindre à Bruxelles, où les solutions attendent parfois le petit matin avant d’aboutir. La rencontre se tiendra, quelques heures, par visioconférence, et même depuis la maison pour la chancelière allemande, Angela Merkel, en quarantaine.

L’échange portera sur quatre priorités : limiter la diffusion du virus, fournir de l’équipement médical, promouvoir la recherche pour trouver un vaccin, et juguler les conséquences socio-économiques de la pandémie.Esprit de corps, es-tu là ?La solidarité européenne, après la querelle sur la dette grecque en 2008-2009 et la discorde migratoire de 2015, est de nouveau mise à mal : les États ont fermé, en ordre dispersé, leurs frontières nationales, et les pays européens les plus touchés – Italie en tête – n’ont pas reçu des Européens l’indispensable aide d’urgence pour faire face à la pénurie en matériel médical.

C’est la Chine qui a expédié en masse les protections pour les personnels de soin en première ligne. Les Européens, dans le même temps, ont parfois donné à voir des scènes ubuesques, à l’image d’une République tchèque qui n’a pas laissé transiter vers l’Italie les centaines de milliers de masques et respirateurs envoyés par la Croix-Rouge chinoise de la province de Tché-Kiang.

Prague a depuis plaidé l’erreur de bonne foi de ses services de douanes.Dans une lettre au président de la République italien Sergio Mattarella, le président du Conseil européen a adressé le 20 mars son soutien aux Italiens dans l’épreuve qu’ils subissent. « L’Italie n’est pas seule », a-t-il assuré, espérant inciter les 27 à lui emboîter le pas.

« Ce n’est pas le moment de baisser les bras, cela pourrait être la crise de trop si nous n’arrivons pas à faire vivre la notion de solidarité inscrite dans les traités », estime Virginie Guiraudon, du CNRS, experte des mobilisations transnationales.Retard à l’allumageLe message commence à être entendu, au moins en Allemagne, pays relativement épargné par la pandémie.

Mardi 24 mars, six premiers patients italiens ont été transférés à l’hôpital de Leipzig, en Saxe (Est). Même élan de solidarité envers la France : la région frontalière du Bade-Würtemberg offre 12 lits. D’autres Länder de l’Ouest – Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Sarre – tendent aussi la main aux patients français du Grand-Est.

. « Nous voulons préserver l’esprit européen », a déclaré le ministre président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Armin Laschet.« Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé au départ le Coronavirus ». De l’aveu même de la présidente de la Commission européenne, Ursula.....


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