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Santé. Des États américains veulent fermer les cliniques d’avortement pendant la pandémie

Dans certains États américains, tous les prétextes semblent bons pour limiter le droit à l’avortement. Selon Politico, la pandémie de Covid-19 creuse en effet “le fossé entre les États démocrates et républicains en matière d’accès à l’avortement”, en suscitant un débat sur la question de savoir “si cette procédure est médicalement essentielle”.

Les gouverneurs républicains de l’Ohio, du Texas et du Mississippi ont ainsi “invoqué la grave pénurie d’équipements médicaux pour tenter de fermer des cliniques d’avortement”, rapporte le site d’information politique.Dans le même temps, dans les États démocrates comme New York, Washington et le New Jersey, les gouverneurs considèrent que les cliniques d’avortement et de planning familial “sont un service essentiel qui peut continuer à fonctionner pendant la pandémie”, ajoute Politico.

Même temporaires, les mesures prises dans l’Ohio, le Texas et le Mississippi s’inscrivent dans le contexte d’une vague de nouvelles lois sur l’avortement adoptées par les États conservateurs ces dernières années, “qui interdisent virtuellement cette procédure”, et d’une campagne plus large “visant à convaincre la Cour suprême de réévaluer le droit à l’avortement”.

Le Mississippi prêt à sévir contre sa seule cliniqueDans l’Ohio, les autorités sanitaires ont donné l’ordre aux cliniques d’avortement de Dayton, Cincinnati et Cleveland de reporter “les avortements chirurgicaux non essentiels à partir de mercredi 25 mars”, rapporte le New York Times. Selon Politico, le gouverneur de l’État, Mike DeWine, a qualifié cette politique de “dissuasive”.

Elle est selon lui destinée à “encourager les gens à rester chez eux et à ralentir la propagation du virus”.À lire aussi: Coronavirus. Aux États-Unis, l’appel à l’aide “désespéré” des gouverneurs et des maires américainsLe Texas est allé plus loin, en menaçant d’imposer des amendes de 1 000 dollars ou 180 jours de prison à tout médecin qui continuerait à pratiquer des avortements.

Quant au gouverneur du Mississippi, Tate Reeves, il a déclaré mardi 24 mars qu’il était prêt à sévir contre “la seule clinique d’avortement encore existante de l’État” si elle ne se conformait pas à la loi :Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger non seulement la vie des enfants à naître, mais aussi la vie de toute personne susceptible de contracter ce virus.

”Selon Politico, ce n’est peut-être pas fini : de puissants lobbys antiavortement “alliés au gouvernement Trump” plaident en faveur d’une injonction fédérale de fermeture des cliniques, car celles-ci privent les professionnels de santé “légitimes” de ressources nécessaires pour combattre la propagation du Covid-19.

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