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Les transferts, seule solution pour soulager les hôpitaux alsaciens

Au moment où la SNCF réduit drastiquement la circulation de ses trains en France, il y a au moins un TGV qui va circuler sans restriction ce jeudi 26 mars : le train médicalisé qui va transporter vers des hôpitaux des Pays de la Loire, vingt patients atteints par le Covid-19 et soignés en réanimation dans le Grand Est.

Mardi 24 mars, à l’Assemblée nationale, le ministre de la santé, Olivier Véran, a expliqué que cette opération était « une première » en Europe. « Quatre patients seront installés par voiture, avec dans chaque voiture une équipe médicale constituée d’un médecin anesthésiste réanimateur, d’un interne, d’un infirmier anesthésiste et de trois infirmiers », a ajouté le ministre de la santé.

Au cours de la semaine écoulée, plusieurs évacuations ont déjà eu lieu, le plus souvent orchestrées par l’armée. En trois fois, 18 patients ont été acheminés par avion militaire vers des hôpitaux de Marseille, Toulon, Bordeaux, Brest et Quimper. Mardi 24 mars, des patients ont aussi commencé à être transférés vers l’hôpital militaire de Mulhouse.

Enfin, quelques malades du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont aussi été adressées vers des pays limitrophes, en l’occurrence l’Allemagne et la Suisse.Des patients évacués vers Nantes, Angers, Le Mans et La Roche-sur-YonLes 20 patients du TGV médicalisé, eux, vont donc prendre le chemin des Pays-de-Loire. « Ils seront répartis dans les hôpitaux de Nantes, Angers, Le Mans et La Roche-sur-Yon », précise-t-on à l’Agence régionale de santé de santé.

« Ces transferts massifs de patients sont aujourd’hui la seule véritable solution pour soulager nos hôpitaux car on ne peut pas créer à l’infini de nouveaux lits de réanimation. En début de semaine, à Metz, on a ouvert 10 lits supplémentaires. En 24 heures, ils étaient pleins », explique le docteur François Braun, responsable du Samu de Moselle.

« Sur un plan médical, il est tout à fait possible de transporter des malades de réanimation et sous ventilation », indique le professeur Pierre Albaladejo, chef du service d’anesthésie-réanimation du CHU Grenoble Alpes et secrétaire général du syndicat SFAR. « Simplement, il faut veiller à bien choisir les patients en fonction de leur état, ajoute-il.

Le transfert est impossible pour des patients en phase aiguë qui ont besoin d’une réanimation lourde et sophistiquée. En revanche, c’est faisable pour des malades en sevrage de ventilation, ceux qui vont un peu mieux et ont besoin d’une assistance respiratoire moins agressive ».Un exercice de préparation en maiLe docteur Braun confirme que les 20 patients des hôpitaux de Colmar et Strasbourg, évacués par ce TGV, sont en phase de stabilisation.

« Même si cette évacuation par train est une première, on est quand même bien préparés. En mai 2019, avec le Samu de Paris, on a fait un exercice d’évacuation via ce TGV. À l’époque, le scénario imaginé était celui d’un attentat multi-sites dans notre région et on avait évacué 100 « blessés »,......


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