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L’intervention du fonds de sauvetage européen au menu du sommet des 27

► Comment le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourrait-il se rendre utile ?Le mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone euro créé durant la crise des dettes souveraines, est actuellement doté d’une capacité financière de 410 milliards d’euros, soit l’équivalent de 3,4 % du PIB de la zone euro.

Pour certains, face à la récession qui s’annonce, se priver de telle puissance de feu serait une erreur.Les ministres des finances européens, qui dans un premier temps avaient laissé de côté l’idée de recouvrir au MES pour contrer les effets négatifs du Covid-19, ont finalement consenti à avancer dans cette direction pendant une réunion de l’Eurogroupe, mardi 24 mars.

Les 27 pays de l’Union européenne (UE) ont participé à la visioconférence, mais un coup de pouce du MES ne pourrait être sollicité que par les 19 pays de la zone euro.Concrètement, il s’agirait d’octroyer aux États qui en font la demande (on peut notamment penser à l’Italie) une ligne de crédit spéciale (dite « ECCL », pour « ligne de crédit assortie de conditions renforcées »).

L’Eurogroupe a été clair : l’argent ainsi débloqué devra servir à financer la lutte contre le coronavirus.→ LIRE L’EDITORIAL. Destin communL’aide maximale qui pourrait être accordée ne pourrait pas représenter plus de 2 % du PIB du pays concerné. Dans le cas de l’Italie, l’enveloppe pourrait donc atteindre 36 milliards d’euros, soit 9 % de la capacité de prêt du fonds.

Selon le président de l’Eurogroupe Mario Centeno, cette formule a recueilli un « large soutien des États ». Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire a lui aussi fait état d’une « convergence de vues sur le recours au MES ».Pourtant, les 27 ministres ne sont pas parvenus à élaborer une déclaration commune – preuve que la question est encore plus épineuse qu’elle n’y paraît.

En effet, une foultitude de détails reste à régler. Il faudra notamment décider des conditions d’accès à ces financements, car aide du MES implique des réformes drastiques sous la supervision des pairs (comme cela a été le cas pour la Grèce).Mario Centeno a toutefois souligné que « cette crise n’est aucunement similaire » à celle de 2008 puisque les économies européennes « font face à un choc externe symétrique ».

(comprendre : qui les touche toutes). Dès lors, pour bénéficier de ce nouvel instrument, l’État aidé pourrait seulement avoir à s’engager à retrouver la stabilité budgétaire sur le long terme. Les chefs d’État et de gouvernement pourraient trancher cette question dès le Conseil européen du jeudi 26 mars.

► Des « corona-bonds », à quoi bon ? Les dirigeants sont aussi attendus au tournant sur l’hypothèse d’émettre des « corona-bonds », qui seraient, eux aussi, garantis par le MES. Cette idée, qui consisterait à créer des obligations paneuropéennes permettant de répondre à cette crise sanitaire inédite, est soutenue au premier chef par le premier ministre italien Giuseppe Conte.

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