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Coronavirus - Le rugby comme à la maison

Privés des terrains, les rugbymen en profitent pour souffler ou se changer les idées, tout en s’efforçant de garder la forme. S’ils foulent une pelouse, c’est uniquement celle de leur jardin.

Confinés en raison de l’épidémie de coronavirus, les joueurs du Top 14 tentent de garder la forme chez eux, avec les moyens du bord, en attendant une hypothétique reprise du championnat.A l’image de Brive, Toulon, Toulouse ou du Racing 92, de nombreux clubs ont ainsi permis à leurs joueurs d’emprunter du matériel de musculation, histoire de maintenir un semblant de forme physique.

Les formations du Top 14 sont en effet toutes passées en chômage partiel : résultat, les joueurs ne touchent que 84 % de leur salaire net, n’ont plus accès aux installations de leur club mais doivent rester mobilisables. « On veut finir la saison. Si ça reprend, l’équipe qui aura réussi à rester le plus en forme malgré le confinement ira sans doute au bout », estime le troisième ligne de l’UBB Scott Higginbotham.

Même inquiétude du côté du Racing 92.Entre Championnat, Coupe d’Europe et Tournoi des six nations, le Montpelliérain Anthony Bouthier a enchaîné 21 rencontres depuis le début de la saison. Alors cette coupure imposée « fait du bien » à l’arrière de 27 ans, qui s’est illustré en improvisant un tapis de course en étalant sur le sol de sa cuisine un mélange d’huile et de produit vaisselle.

Salle de sport maison« On était cinq du MHR, six si on compte Yvan Reilhac (appelé dans le groupe pour préparer les matches des Bleus), à faire des allers-retours entre club et sélection. On ressentait vraiment de la fatigue après ces quatre matches du Tournoi », raconte le néo-international.

La parenthèse bleue refermée, Bouthier se retrouve pourtant livré à lui-même pour poursuivre son entraînement de sportif de haut niveau. « Le club ne nous a rien donné : vu qu’on est en chômage partiel, ils n’ont pas le droit juridiquement de nous donner des consignes », confie-t-il.

« Après, on est assez grands. On est professionnels. On essaie de s’entretenir, de taper dans le cardio quand on va courir ou de façon plus construite à la maison. Pas pour qu’on soit au top de notre forme en revenant mais, au moins, pour ne pas trop perdre et pouvoir reprendre assez vite.

Si on doit reprendre... », soupire-t-il. Guirado reprend ses étudesLouis Picamoles, lui, est dans une situation particulière : une rupture des ligaments croisés du genou gauche en décembre a mis un terme à la saison du troisième ligne. Alors, il poursuit sa rééducation chez lui.

. « Un peu de cardio, de muscu. Pas mal de retonification pour mon genou. Il faut que je me remuscle donc je fais des squats, du travail.....


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