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12 15.05.2019 10:55:44 10:55

La survie miraculeuse du pirarucu, poisson géant d'Amazonie

(AFP) - Pouvant peser jusquà 200 kilos et mesurer trois mètres de long, le colossal pirarucu, qui avait presque disparu des rivières dAmazonie en raison de la surpêche, prospère de nouveau aujourdhui. Ce poisson géant, appelé aussi morue dAmazonie, a été sauvé de lextinction grâce à un programme scientifique de lInstitut Mamirauá, mené en symbiose avec les populations locales.

  On en trouve aujourdhui de nombreux spécimens dans la région des réserves de Mamirauá et Amanã, à 500 km de Manaus, en plein coeur de lAmazonie.Le pirarucu (Arapaima gigas) était une importante source de subsistance des populations riveraines.

Mais lintensification de lactivité dans la forêt, les progrès technologiques des bateaux ainsi que la production de glace ont permis le stockage prolongé des poissons, et par là-même mis en danger les espèces, notamment le fameux pirarucu.Contrairement aux autres poissons, le pirarucu possède un système respiratoire complexe, qui loblige à remonter à la surface toutes les 20 minutes pour respirer lair.

Cest à ce moment-là quon peut le pêcher. Mais surtout le compter, dans le cadre du programme de préservation.- Revenu en abondance - Lorsque lInstitut de développement durable de Mamirauá est arrivé, un groupe (de pêcheurs) a été créé pour compter les poissons quand ils remontent pour respirer, explique Luz Maria Luzilene de Castro, 48 ans, qui vit dans la communauté de Jarauá depuis 37 ans.

Ce plan de gestion a 20 ans. Le pirarucu est revenu en abondance et aujourdhui les pêcheurs disent quil y a plus de pirarucus que dautres poissons, poursuit-il, évoquant notamment le tambaqui (Colossoma macropomum).Avec la pêche durable, la population de ces poissons géants est passée de 2.507 spécimens en 1999 à 190.

523 en 2018.Josué de Castro, 43 ans, a été lun des comptables formés par linstitut. Il se souvient quavant le programme il ny avait quasiment plus de pirarucus à Jarauá.En méthodologie de comptage, vous comptez (le pirarucu) toutes les 20 minutes. Il (le poisson) remonte à la surface, il est facile pour vous de le voir, explique-t-il.

Aujourdhui, la pêche du pirarucu est exercée de manière durable dans la zone des réserves, sur la base de quotas établis à partir du nombre total de poissons recensés lannée précédente. Elle tient compte de la période de reproduction, et est autorisée seulement de juillet à novembre et interdite le reste de lannée.

Selon lInstitut Mamirauá, en 2018, la gestion du pirarucu a rapporté 1,56 million de réais (350.000 euros) à Mamirauá et à Amanã, qui ont été répartis entre plus de 700 pêcheurs. Pour Emiliano Ramalho, directeur technique et scientifique de lInstitut Mamirauá, lhistoire du pirarucu résume bien lalliance ente les différents savoirs à Mamiraua.

.Un chercheur vient de lextérieur pour soutenir une espèce menacée, le pirarucu, qui présente également un intérêt local, explique-t-il. Ce savoir traditionnel, validé par la science,.....


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