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"Carmen, étoile du cirque" : l’héroïne de Bizet enchante petits et grands au Théâtre des Champs-Elysées

C’est la coutume, une fois par an, au Théâtre des Champs-Elysées, de présenter au tout jeune public un grand opéra du répertoire. Mais évidemment en version réduite. Cette année c’est donc la Carmen de Bizet. On était un peu sceptique, on est complètement rassuré et même assez enthousiaste ! On était sceptique car autant les opéras précédents (La belle Hélène ou Le barbier de Séville) ont des livrets joyeux ou qui finissent bien, autant Carmen est une sombre histoire, plutôt pour les adultes.

Mais la jeunesse n’est plus ce qu’elle était, comme nous le prouve Arthur, 9 ans, qui nous confie : Carmen, elle se fait tuer par son amoureux parce qu’il est jaloux , avec l’assurance tranquille de celui qui met à mort toute la journée des méchants à coup de télécommande…Une Carmen chantée par mille enfants Et tous ces enfants (moyenne, huit-douze ans) très bien préparés par leurs professeurs comme nous l’avons constaté en arrivant en même temps qu’un groupe, des quinze-seize ans, eux, entonnant en entrant dans le théâtre un sonore Toréadoor en gaarde très proche de l’original puisque leurs voix avaient mué.

Ils sont venus de toute l’Île-de-France puisqu’ Arthur, le blond, avec son copain Théophile, le brun, viennent de Triel, du côté de Mantes. Premier opéra pour eux et attention soutenue pendant une bonne heure et quart. C’est vrai qu’il y a de quoi se régaler…Pas seulement pour la beauté des airs, même s’il faut redire encore que Carmen est une collection de tubes et qu’aucun ne manquait à l’appel.

Chapeau donc à la formidable adaptation du jeune Italien Andrea Bernard qui signe aussi une mise en scène enlevée, colorée, intelligente et joyeuse !
Carmen, étoile du cirque d’après Bizet, mise en scène d’Andrea Bernard, direction musicale dAlexandra Cravero, Théâtre des Champs-Elysées (MARION KERNO)Des numéros de cirque en plus des airs célèbres Carmen est donc l’étoile du cirque Siviglia (Séville en italien), dans son numéro de danse et de tour de cartes.

Zuniga, le propriétaire (dans un rôle parlé à l’accent rastaquouère un très drôle Bruno Bayeux en manteau de faux velours rouge et nœud papillon) vient d’engager le jeune José pour garder le cirque. Micaëla est l’assistante du lanceur de couteaux, le Dancaïre, et tombe illico amoureuse de José, Mercedes est trapéziste (il n’y a plus de Frasquita) et Escamillo est l’homme le plus fort du monde, venu des profonds déserts d’Espagne On le raconte pour ceux qui connaissent leur Carmen par cœur.

Il y a, tout de même, toujours les contrebandiers, Dancaïre et le fakir (!) Remendado…C’est fait avec une rare intelligence mais surtout c’est fait avec de vrais circassiens qui font plus que de la figuration : ils ont leur jolis moments (l’acrobate sur cordes est très applaudie) qui sont des moments muets… de cirque mais au lieu d’avoir les petites musiques à la Nino Rota on a pendant ces numéros, joués par le talentueux orchestre Prométhée, tous les beaux airs de Bizet qui n’ont pu être chantés par les chanteurs.

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