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Européennes : le PS et Les Républicains veulent sortir du duel Macron-Le Pen

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François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux européennes, le 15 mai au Palais des congrès, à Paris. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Ils avaient l’habitude, à quelques exceptions historiques près, de toujours se partager le gâteau électoral.

Mais, deux ans après l’élection d’Emmanuel Macron et à dix jours du scrutin européen, les voilà encore relégués derrière un duel savamment mis en scène entre La République en marche (LRM) et le Rassemblement national (RN). Un face-à-face qui devrait encore s’accentuer dans les derniers jours de la campagne puisque Emmanuel Macron devrait monter en première ligne.

Interview ? Déplacement ? L’Elysée réfléchit encore à la meilleure façon d’impliquer le président de la République. Mercredi 15 mai, LRM a d’ailleurs présenté une affiche où l’on voit le chef de l’Etat dans une posture de candidat, souriant à côté du slogan « En marche pour l’Europe ! Le 26 mai, je vote Renaissance ».

Dans la soirée, lors de deux meetings importants, le Parti socialiste (PS) et le parti Les Républicains (LR) ont tenté de vigoureusement contester cette personnalisation et cet affrontement binaire. Chez LR, à Paris, dans un Palais des congrès plein à craquer et chauffé à blanc, la tête de liste, François-Xavier Bellamy, a été accueillie aux cris de « on va gagner ».

Comme une façon de conjurer un sort dont ils ont peur qu’il soit écrit d’avance à leur détriment, le parti présidentiel et celui de Marine Le Pen caracolant encore en tête des sondages. Article réservé à nos abonnés Lire aussi A l’approche des européennes, voyage en terre de droite Première à prendre la parole, Valérie Pécresse, qui participait à son premier meeting de la campagne LR pour les européennes, a tout de suite attaqué cet état de fait en annonçant que la formation de droite avait la « nécessité d’incarner une autre voie, une alternative à Emmanuel Macron et Marine Le Pen ».

« Nous ne sommes ni Marine Le Pen qui prétend défendre la France en affaiblissant l’Europe, ni Emmanuel Macron qui prétend défendre l’Europe en affaiblissant la France. Nous sommes à la fois patriotes et européens », a ainsi affirmé la présidente de la région Ile-de-France à la tribune. Lire aussi Pour Les Républicains, un score de 15 % aux européennes « serait le signal d’un sursaut » « Pas de fatalité » Le vote utile contre l’extrême droite ? Mme Pécresse le balaie du revers de la main : « Le président de la République vous trompe.

Le barrage à Marine Le Pen ne se fait pas en France mais au Parlement européen », a-t-elle expliqué avant de rappeler que les élus LR avaient, à Strasbourg, leur place au sein du PPE, premier parti d’Europe « aux côtés de la puissante CDU allemande ». Un tacle pas très subtil à Emmanuel Macron avec lequel Angela Merkel a reconnu mercredi après midi avoir des « confrontations ».

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