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Les socialistes rêvent d’isoler la droite au Parlement européen

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Le socialiste Frans Timmermans lors du débat entre les candidats à la présidence de la Commission européenne, à Bruxelles, le 15 mai. Francisco Seco / AP Un peu sage, mais sur le fond de bonne tenue, avec de vrais clivages entre candidats.

Les six prétendants officiels au poste de président(e) de la Commission européenne, en remplacement de Jean-Claude Juncker, s’affrontaient mercredi 15 mai dans le dernier débat bruxellois avant le scrutin européen. En lice, dans l’hémicycle du Parlement, le Belge Nico Cué, pour l’extrême gauche européenne, l’Allemande Ska Keller, candidate des Verts, le Tchèque Jan Zahradil, du parti eurosceptique ECR, la Danoise Margrethe Vestager, pour les libéraux, Frans Timmermans, le Néerlandais chef de file des socialistes, et Manfred Weber, le Bavarois présenté par le PPE, la droite européenne.

Ces derniers sont les deux grands favoris : leurs partis respectifs ont le plus de chances d’arriver en tête au soir des élections du 26 mai. Cible privilégiée des cinq autres, M. Weber a joué avec énergie, mais sans panache, la partition classique de la droite européenne : partisan du libre-échange, mettant en garde contre des propositions « irréalistes » en matière d’environnement, davantage favorable à la création d’emplois qu’à celle d’un salaire minimum européen, la proposition dont s’est emparée toute la gauche, y compris certains libéraux – dont La République en marche en France.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Très cher Parlement européen Frans Timmermans, l’actuel premier vice-président de la Commission, a confirmé mercredi ses talents de tribun polyglotte, et défendu une taxation minimale des entreprises à 18 %, l’égalité hommes-femmes ou le droit de vote des jeunes à 16 ans.

Et, surtout, lancé un appel du pied sans équivoque à ses adversaires, M. Cué, Mme Vestager et Mme Keller. Les socialistes redressant un peu la tête – surtout en Espagne –, ils se prennent à rêver que, grâce à l’appoint inattendu des eurodéputés britanniques du Labour (pour cause de Brexit retardé), ils vont pouvoir agréger une majorité absolue de pro-européens au sein du futur hémicycle, privant le PPE de ce rôle de pivot de la politique européenne.

« Nous avons besoin d’une approche nouvelle. Le PPE [à l’issue des élections] ne sera pas suffisamment puissant pour dominer le jeu », a prétendu Udo Bullmann, le chef de la délégation sociale-démocrate à Strasbourg, quelques heures avant le débat mercredi. « Processus pénible » Le PPE pourrait-il se retrouver, pour la première fois de son histoire, écarté d’une coalition à Strasbourg ? En interne, on refuse d’y croire mais l’inquiétude monte.

. Notamment celle d’une confrontation, dans les semaines qui viennent, entre Angela Merkel, principale dirigeante au sein du PPE, et Emmanuel Macron, en position de faiseur de rois au centre de l’échiquier européen......


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