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#YouKnowMe : des femmes témoignent pour défendre le droit à l’avortement

Depuis mercredi, des milliers de femmes partagent leur expérience de l’avortement sur les réseaux sociaux en réaction à la multiplication de lois limitant drastiquement son accès dans plusieurs Etats américains.Le hashtag #YouKnowMe (« tu me connais ») est utilisé depuis le 15 avril pour permettre aux femmes de témoigner et de déstigmatiser l’avortement.

Il a été lancé sur Twitter par l’animatrice de talk-show américaine Busy Philipps, qui a appelé les femmes ayant eu recours à cette procédure à partager leur histoire. L’objectif : montrer que l’interruption volontaire de grossesse est une décision difficile prise par plus de femmes qu’on ne le croit.

« Une femme sur quatre a eu recours à un avortement. Beaucoup de gens pensent qu’ils ne connaissent personne qui en fait un, mais #TuMeConnais, » a-t-elle tweeté à ses 367 000 followers, ajoutant qu’il fallait « mettre fin à la honte ».1 in 4 women have had an abortion. Many people think they dont know someone who has, but #youknowme.

So lets do t… https://t.co/wOeNHDk5fl—BusyPhilipps(@Busy Philipps)La semaine précédente, l’animatrice avait-elle même partagé l’histoire de son avortement, survenu lorsqu’elle avait 15 ans, dans son émission de télé.Déstigmatiser cette procédureCet appel a été lancé alors que l’Alabama est sur le point de devenir l’Etat américain avec la loi anti-avortement la plus stricte du pays, avec une interdiction quasi-totale des IVG, et des peines de prison pouvant aller jusqu’à 99 ans pour les médecins les pratiquant.

De nombreuses femmes y ont depuis répondu, déterminées à prouver que l’avortement n’était pas « une solution de confort » ou « utilisé comme moyen alternatif de contraception », comme on peut souvent l’entendre.« Je prenais la pilule », « Je devais finir mes études », « J’étais dans une relation abusive avec un homme de neuf ans de plus que moi.

Il m’avait menti à propos de sa vasectomie »… Les témoignages racontent des histoires parfois douloureuses, parfois sereines. L’important pour ces femmes : montrer que leur décision n’appartient qu’à elles et qu’elles ne méritent pas d’être jugées par qui que ce soit. « Aucune femme ne veut avorter, même elles devraient toutes avoir le droit de le faire », écrit une internaute.

@BusyPhilipps I was 21 and batshit terrified. All I felt was relief afterwards. And I was on the pill. Nothing is… https://t.co/bM0T5UEA90—dorismariahphd(@lindachavers)@BusyPhilipps @keebztheelf I was 19 years old and in my second year of college. I knew I had degrees to finish. I… https://t.co/4WsFHUQzg5—KatBrezler(@KatBrezler)Le hashtag arrive en FranceEn France aussi, le hashtag résonne, avec des dizaines de femmes racontant leur parcours tandis que d’autres se manifestent pour leur apporter leur soutien.

. Certains appellent également à la vigilance, rappelant que cette montée de boucliers contre l’avortement prouve que les droits des femmes « ne sont jamais acquis pour toujours ».Une femme sur trois avortera.....


code de nouvelles: 62948  |  Le Nouvel Observateur
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