×
29 23.05.2019 14:47:13 14:47

À Cannes, les femmes de la compétition n'ont souvent que des lots de consolation

Temps de lecture: 4 min Plus le temps passe, et plus le manque dinclusivité dans lindustrie culturelle (et toutes les industries, en fait) a du mal à passer. Cest aussi le cas au Festival de Cannes, où depuis quelques années, labsence des femmes et des personnes racisées est de plus en plus remarquée par les médias et les collectifs.

En 2018, lors de la précédente édition, quatre-vingt-deux femmes ont monté les marches en silence pour demander une plus grande inclusion dans la programmation. À lissue de cette édition, et à linitiative du collectif 50/50, Thierry Frémaux, délégué général du festival, a cosigné la charte pour la parité et la diversité dans les festivals de cinéma.

Cannes doit encore faire ses preuves sur ces questions. En soixante-douze ans, seule une femme a remporté la Palme dor, Jane Campion en 1993. Et encore, elle a dû la partager avec le cinéaste chinois Chen Kaige, puisquil sagissait dune récompense ex æquo pour La Leçon de piano et Adieu à ma concubine.

Sur une vingtaine de films en lice pour la Palme, chaque année, on compte entre zéro et quatre réalisatrices en compétition.À LIRE AUSSI La critique ciné, un milieu toujours verrouillé par les hommesLa sélection 2019 na pas battu le record, avec toujours quatre femmes cinéastes: Céline Sciamma, Justine Triet, Jessica Hausner et Mati Diop.

Cette dernière est dailleurs une des rares femmes racisées à avoir été sélectionnées en compétition, puisquon en compte moins de dix depuis la première édition du festival (parmi les plus récentes, on trouve Naomi Kawase, Nadine Labaki ou encore Marjane Satrapi).

Sur 72 éditions du festival, seulement 47 ont eu des femmes en compétition. Cela veut dire 25 éditions exclusivement masculines. Bien sûr, Cannes ne se résume pas quà la compétition à la Palme: le festival compte dautres sélections officielles comme Un Certain regard, et des sélections parallèles comme la Quinzaine des réalisateurs ou la Semaine de la critique.

Certains prix sont inclusifs par définition, comme la Queer Palm, récompense LGBT+ qui existe depuis dix ans.Mais il faut bien reconnaître que ce sont les vingt et quelques films en compétition qui, chaque année, bénéficient du plus grand coup de projecteur: ce sont eux qui ont droit à la montée des marches, et qui sont mentionnés lors de la cérémonie de clôture.

. Comme le note Melissa Silverstein, fondatrice du site Women and Hollywood et de lAthena Film Festival, «cest pour ces films.....


code de nouvelles: 76927  |  slate.fr
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler

Nouvelles les plus vues

Dernières nouvelles photos